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Raconte-moi une chaussure ... La presse en parle

ruedutheatre.jpg Rue du Théâtre juillet 2015

Passant tour à tour de la manipulation du théâtre d'objet au conte, Michèle Albo esquisse tout un univers de bals, de cendres, d'ogres, de petits cailloux. Et de chaussures. Dans lequel les enfants se laissent entrainer sans résistance, vite conquis par la qualité de la prestation. Notons particulièrement la subtilité du passage d'une technique à l'autre, habilement soulignée par un accompagnement musical discret, qui habille aussi sûrement l'espace que les lumières.
La comédienne n'a plus qu'à dérouler son immense talent de conteuse et nous voilà embarqués, petits et grands. Embarqués dans des histoires connues mais qui trouvent ici de nouvelles couleurs, embarqués aussi dans des histoires inédites. Qui ouvrent l'imaginaire des plus jeunes, les invitent à devenir les acteurs de leurs propres rêves. Bien droits dans leurs bottes... Un spectacle qui botte.
Karine Prost


logovauclusematin.jpg Vaucluse Matin juillet 2016

Nous voici invités au colloque de la CC2I, Confrérie des Chaussures Importantes et Inoubliables. Des aristo-chaussures, qui ont eu le privilège d’embellir le pied délicat d’une Cendrillon, ou d’avaler des kilomètres pour le Chat Botté. Des célébrités qui descendraient sans doute avec majesté le grand escalier de la Croisette si elles le connaissaient, et qui du moins cultivent avec condescendance outrancière leurs privilèges. Escarpins de vair/fourrure, ou de verre/cristal, ou chaussures vermillon étincelant de Karen, - autre enfant célèbre -, ou grandes bottes de cuir, tous s’enorgueillissent de leur notoriété de bon aloi.
Et quand vient postuler une chaussure anonyme, avec déférence mais fermeté, c’est alors l’émoi sur les étagères... Pfffff ! Voyez-vous cela ! Qui donc a l’outrecuidance de vouloir entrer dans le club très select des petons de luxe ?
C’est une malheureuse chaussure gauche, qui a perdu sa jumelle dans le joyeux désordre d’une chambre de fillette, et qui prétend acquérir, elle aussi, ses quartiers de noblesse. Les membres de la Confrérie vont donc justifer leurs prérogatives, en racontant leurs histoires respectives.
Un seul en scène (si du moins l’on peut être seule avec tous ces pieds célèbres ! ) qui raconte par le biais d’un angle inattendu des contes mille fois entendus. La minuscule salle offre à ce théâtre d’objets... une vraie boîte à chaussures !

Image Festi tv juillet 2016

Il était une fois une petite chaussure gauche qui voulait rejoindre la communauté des chaussures importantes. Celles qui pouvaient se vanter d’avoir mené les pas d’une Cendrillon ou d’un Petit Poucet. Mais cette chaussure n’avait pas encore vécu d’aventure fabuleuse, n’avait pas encore chaussé de pied glorieux, ni porté le destin d’un personnage illustre.
Michèle Albo réalise une pièce délicate, agrémentée du jeu de ces chaussures singulières. Roses, vernies, à paillettes. Des bottes de sept lieues, des escarpins élégants. Elles nous entraînent dans un conte enchanteur et coloré. La mise en scène de Raymond Yana est charmante, et le jeu de l’interprète nous replonge en enfance.
En revisitant les grands contes, cette pièce en crée un nouveau. On sent l’envie de la comédienne de faire vivre son récit. Le ton chaleureux du vrai conteur nous transporte dans des univers féériques. « Raconte-moi une chaussure », c’est une histoire captivante, qu’on aimerait entendre tous les soirs avant de rejoindre les bras de Morphée.
Constance Daire